Publié par Naomi LOISEAU Le 26 avril, 2021

A l'approche de l'été, on vous dit tout sur notre gamme solaire !

Article co-rédigé par Respire & le Professeur Philippe Piccerelle. 

Professeur à l'Université d'Aix-Marseille, Philippe Piccerelle est Docteur en Pharmacie et conférencier, spécialisé en innovation de la cosmétologie. 

 
 
Pourquoi se protéger du soleil ?

Le soleil est nécessaire au développement de la vie sur la terre. Les rayons UVB sont notemment importants pour la synthèse de la vitamine D, l’organisme humain étant incapable d’en produire seul. Cependant, l’exposition plus ou moins prolongée peut entraîner des coups de soleil, le vieillissement prématuré de la peau et même certains cancers. Il est donc essentiel de s’en protéger ! 

Mais qu'avons nous à disposition pour une bonne protection ?


 

 
Quelles solutions pour se protéger du soleil ?

Les produits solaires : une réglementation très stricte

 

Tout d’abord, il est important de rappeler que les produits solaires suivent une réglementation très stricte. Ils font l’objet de nombreux tests, ces derniers étant regroupés dans un rapport obligatoirement signé par un toxicologue avant leur commercialisation. 

 

Ces tests permettent d’évaluer la tolérance cutanée mais aussi de vérifier l’efficacité de la protection en mesurant le facteur de protection solaire (ou SPF - Sun Protection Factor)

 

Une bonne crème solaire doit protéger contre les deux types d’UV: les UVA et les UVB. Les UVB sont majoritairement responsables des coups de soleil et du possible développement de cancers cutanés. Les UVA, qui pénètrent plus profondément, sont eux responsables de la pigmentation et du vieillissement prématuré de la peau.

 

Ce sont des molécules appelées “filtres” qui sont utilisés dans les produits solaires pour assurer la protection. 

 

 

Il y a 2 grandes familles de filtres solaires : 

 

1. Les filtres chimiques

Les filtres chimiques (ou organiques) absorbent les rayonnements UV. Le rayonnement est ensuite réémis sous la forme d’un autre rayonnement sans danger. L’avantage de ces filtres est qu’ils permettent d’avoir des textures très fluides et agréables. Cependant, ils peuvent provoquer des allergies et certains sont suspectés d’être perturbateurs endocriniens. 

 

2. Les filtres organiques

Les filtres minéraux, eux, agissent par réflexion et diffusion des rayonnements UV. Ces filtres sont le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc, des poudres minérales d’origine naturelle. L’avantage est qu’ils sont efficaces, non toxiques pour la peau, sans risque d’allergie. Dans le cas des sprays solaires Respire, les particules de dioxyde de titane sont enrobées pour éviter la production de radicaux libres. L'inconvénient cependant est qu’ils peuvent laisser des traces blanches sur la peau.

 

Le parti-pris de Respire 

Les deux types de filtres ont des avantages et des inconvénients. D’origine naturelle, moins sujet aux risques d’allergie et aux controverses, le choix s’est rapidement porté vers les filtres minéraux. 

Cependant, les filtres minéraux peuvent être pointés du doigts s’ils sont sous forme de nanoparticules. Qu’est ce donc qu’une nanoparticule et quels sont les réels risques associés ? 

 

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Le sujet des nanoparticules 

Les nanoparticules : définition et impact sur la santé 

On parle de nanoparticule pour toutes particules de taille inférieure à 100 nm (soit un million de fois plus petite que 100 mm) et insolubles. 

Les filtres minéreaux, dioxide de titane ou oxyde de zinc, peuvent être sous forme de nanopartciules, ce qui optimise leur efficacité anti-UV et diminue l’aspect blanc.

 

Les nanoparticules de dioxyde de titane ne posent pas de problème au niveau de la peau, des études montrent que sur peau saine, il n’y a pas de pénétration transcutanée, d’irritation ou de toxicité. L’INRS et le Comité Scientifique de Sécurité de la Consommation au sein de la Commission Européenne (CSSC) ont donné un avis positif* pour son utilisation sous sa forme nanométrique comme filtre solaire. Ce qui peut poser problème est l’inhalation par voie respiratoire et pulmonaire. 

 

Comment fait-on pour mesurer la taille de ces particules et pourquoi faut-il le faire ? 

 

La mesure de taille de particules 

Il existe trois principales méthodes pour mesurer la taille des particules. Celles-ci évoluent rapidement et sont de plus en plus précises. La plus récente détecte plus facilement les nanoparticules individuelles. A l’inverse, la méthode la plus simple et la plus ancienne détecte plutôt des agrégats (c'est-à-dire des petits “paquets” de particules liées entre elles). Cependant, il n'y a pas de méthode officielle imposée par le règlement cosmétique européen, toutes restent valables.

 

Tout produit contenant du dioxyde de titane doit être analysé avec une de ces méthodes pour déterminer la taille des particules. Si des nanoparticules sont présentes, la réglementation impose l’ajout de la mention “[nano]” sur la liste d'ingrédients. Ceci permet simplement d’informer le consommateur et d’être transparent, mais cela ne signifie en aucun cas la présence d’un danger. Ces formes nano doivent simplement être suivies, car jusqu’à peu certaines informations à leur sujet étaient méconnues.

 

Qu’en est-il pour les sprays solaires Respire ? 

 

Le cas des spray solaires Respire. 

Le dioxyde de titane utilisé dans les spray solaires Respire a récemment été classé « nano » avec la nouvelle méthode mentionnée plus haut. Cette méthode n’était pas mise au point lors du développement de la gamme en 2019. A cette époque, la méthode utilisée mesurait des agrégats de particules dont la taille était supérieure à 100 nanomètre. Le produit pouvait donc être dit “sans nanoparticule". Aujourd’hui, les méthodes de mesures ont évolué et des nanoparticules à l'état individuel ont été détectées. 

 

Du point de vue du règlement cosmétique européen, aucune méthode n’est plus valable qu’une autre. Nous aurions donc pu continuer de nous appuyer sur le certificat “non nano” de notre fournisseur fait avec les anciennes analyses pour défendre le caractère non nano de nos sprays. 

 

Cependant, pour les autorités de contrôle françaises, seules les analyses faites avec les dernières méthodes plus précises font foi.

C’est pour cette raison que nous avons mis en conformité notre étiquetage avec l'ajout de la mention [nano]. La réglementation européenne ne nous l'impose pas, mais nous avons fait le choix de suivre les autorités de contrôles françaises pour être en règle et le plus transparent possibles avec nos consommateurs. 

 

Il faut savoir que toutes les marques de produits solaires minéraux sont soumises aux mêmes évolutions que nous. Tous les filtres minéraux sont susceptibles de contenir des nanoparticules, mais beaucoup de marques ne le mentionnent pas en se protégeant derrière des analyses peu précises qui les avantagent. 

Quoiqu'il en soit, il est impératif de rappeler que cette mention [nano] n'indique pas un danger particulier. Vous pouvez donc vous protéger sans crainte ! 

 

CONCLUSION 

Les rayons UV du soleil peuvent être très nocifs et il est impératif de s’en protéger lorsque l’on s’expose. Pour cela, deux catégories de produits solaires s’offrent à nous: les produits avec filtres chimiques et ceux avec filtres minéraux. Les deux options ont des avantages et des inconvénients, mais les filtres minéraux sont aujourd'hui plus en  adéquation avec les convictions de Respire pour 2 raisons principales: l’origine naturelle et le risque plus faible d’allergie.

 

Cependant, les filtres minéraux, le dioxyde de titane en l'occurrence, peuvent être présents sous forme de nanoparticules. Cela ne représente pas de danger lors d’une application sur la peau, dans le cadre de l’usage d’une crème solaire. En revanche, cela peut être dangereux par inhalation dans les voies respiratoires. Par transparence pour le consommateur, il faut préciser sur l'étiquette d’un produit lorsqu'il y a présence de nanoparticules. Cependant, cela n'indique en rien un danger particulier. Chez Respire, des nanoparticules ont récemment été détectées avec de nouvelles méthodes plus précises qui n'étaient pas utilisées lors du développement de la gamme il y a 2 ans. 

 

Par transparence, l’étiquetage a donc été mis à jour. Cependant, la formule n'a pas évolué et le produit est toujours reconnu comme sain et sans aucun risque par le toxicologue externe qui l’a évalué. 

Aujourd’hui, la science évolue très rapidement et nous sommes toujours à l'affût de meilleures alternatives pour pouvoir ne faire aucun compromis. C’est pour cela que nous nous entourons d’experts comme le Professeur Philippe Piccerelle de notre comité scientifique. 

 

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*Référence : 

Scientific Committee on Consumer Safety - OPINION ON : Titanium Dioxide (nano form)